Une nouvelle cour spécialisée dans les litiges Internet créée à Pékin

nouvelle cour spécialisée dans les litiges Internet
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La cour Internet de Pékin a été officiellement créée et mise en ligne le 9 septembre 2018. Son but premier est d’améliorer le système judiciaire pour offrir plus de garantie et de rapidité dans le traitement des litiges tombant dans le domaine de l’Internet, domaine dans lequel elle est spécialisée. Elle s’implique par exemple dans les litiges concernant les contrats d’achat et de services en ligne, les contrats d’emprunts et de crédits en ligne, le droit d’auteur en ligne, les noms de domaine, la violation des droits en ligne, les différends dans la gestion administrative de l’Internet.

C’est une institution de première instance dont la compétence territoriale couvre toute la ville de Pékin. La moyenne d’âge des 38 juges qui la compose est de 40 ans, ils ont en moyenne 10 ans d’expérience professionnelle.

Cette cour n’est pas une première en Chine, sa création fait suite à celle créée l’année dernière à Hangzhou.

Sa caractéristique la plus inattendue est le traitement sans papier, 100% en ligne, des étapes standard du procès. Du dépôt des éléments du dossier, aux échanges des preuves, l’audition et la prononciation du jugement, toutes ces actions peuvent être réalisées entièrement en ligne. En fonction du besoin particulier des parties ou du dossier, certaines étapes peuvent se faire de manière traditionnelle. Certains documents de procédure sont générés automatiquement à partir des documents importés sur la plateforme, conférant ainsi une assistance numérique au juge.

De plus, étant déplacée sur la toile, cette « cyber-cour » est ouverte 7 jours sur 7, 24 heures sur 24. A quand le remplacement des juges par des robots ?

Article rédigé par Yifan ZHANG du cabinet LLR ChinaLogo LLR

Le SIPO est mort, vive la CNIPA !

CNIPA (China National Intellectual Property Administration)

Conformément au plan de restructuration institutionnelle approuvé par la 13e Assemblée populaire nationale, le SIPO (State Intellectual Property Office), a été officiellement renommé CNIPA (China National Intellectual Property Administration) le 28 août 2018.

La CNIPA prend la suite du SIPO, dont le domaine de compétences s’était élargi en mars 2018 aux marques, auparavant administrées par la SAIC (State Administration of Industry and Commerce), et aux indications géographiques, auparavant administrées par l’AQSIQ (Administration of Quality Supervision, Inspection and Quarantine).

La CNIPA n’est pas subordonnée au Conseil des Affaires de l’État, comme l’était le SIPO jusqu’en mars 2018, mais placée sous la supervision de la State Administration of Market Supervision and Administration, nouvellement créée.

Ce changement organisationnel vise à renforcer et à harmoniser la gestion et le respect des droits de propriété intellectuelle en les soumettant à une supervision intégrée.

Les brevets chinois peuvent être validés au Cambodge

accord de validation
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L’accord de validation signé le 21 septembre 2017 entre l’Office chinois de propriété intellectuelle (SIPO), et le Ministère cambodgien de l’Industrie et de l’Artisanat (MIA) est entré en vigueur : la validité des brevets chinois peut dorénavant être étendue au Cambodge à partir du 29 mars 2018.

Cette possibilité existe pour tout brevet chinois dont la date de dépôt est le 22 janvier 2003 ou postérieure à cette date. Cette dernière date correspond à la date de mise en place effective de la loi cambodgienne sur les brevets.

La demande de validation doit être effectuée sur un formulaire dédié et accompagnée d’un certain nombre de documents. Le MIA se contentera alors de procéder à un examen formel de la demande : si le brevet chinois est valide, le brevet cambodgien correspondant le sera également.

Précisons toutefois que l’accord de validation ne concerne ni les modèles d’utilité, ni les dessins et modèles et que les brevets portant sur les produits pharmaceutiques en sont également exclus, conformément à la loi sur les brevets en vigueur au Cambodge.

Rappelons enfin que, depuis le 1er mars 2018, peuvent aussi être validés au Cambodge les brevets européens.

Formation de 15 tribunaux spécialisés en PI

tribunaux spécialisés
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Le 2 mars 2018, le Tribunal de Propriété Intellectuelle de Zhengzhou a officiellement annoncé sa création à Zhengzhou, la préfecture de la province Henan. Cette création achève la constitution en Chine d’un réseau judiciaire de protection de la propriété intellectuelle, qui se compose de trois Cours situées dans trois métropoles chinoises, Pékin, Shanghai et Guangzhou, et de quinze tribunaux spécialisés en propriété intellectuelle qui se trouvent dans quinze préfectures ou centres économiques régionaux, à savoir Wuhan, Chengdu, Suzhou, Nanjing, Shenzhen, Hefei, Fuzhou, Qingdao, Jinan, Ningbo, Hangzhou, Xian, Changsha, Tianjin et Zhengzhou.

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Du changement en matière de taxes officielles de brevets en Chine

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Selon un avis publié par le Ministère des Finances et la Commission nationale de développement et de réforme le 12 avril 2018, les titulaires de brevets bénéficieront d’une exonération de certaines taxes officielles en Chine. Ces changements entreront en vigueur le 1er août 2018. Cette réforme a pour l’objectif de réduire le fardeau financier pour les entreprises innovantes. Nous résumons les changements ci-dessous :

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Il n’y a de calissons que d’Aix !

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Nous relayons ici une décision qui devrait rassurer les acteurs de la gastronomie française sur la préservation de leurs marchés en Chine.

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Le SIPO est mort, vive le SIPO !

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C’est un grand bouleversement qui se prépare pour les offices de propriété intellectuelle chinois avec l’approbation, le 17 mars dernier, du plan de restructuration du Bureau national de la propriété intellectuelle (SIPO).

Suite à cette réforme, les offices de PI, ainsi que d’autres institutions chinoises, vont faire l’objet d’un remaniement sans précédent et seront à terme centralisés.

Que devons-nous savoir sur ce remaniement ?

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Décision 3M, une cour chinoise prend position sur la question des transformations de marque

transformation de marque
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Une tendance semble se développer en Chine pour les déposants frauduleux de marque, consistant à déposer une marque puis de la transformer de façon à ce qu’elle se rapproche d’une marque connue. Voici un exemple impliquant la société 3M pour illustrer cela.

La société 3M est une entreprise américaine de renommée mondiale qui fabrique et commercialise de nombreux produits parmi lesquels des purificateurs d’eau. Implantée depuis les années 80 en Chine, elle a, depuis cette date, déposé ses marques et beaucoup investi en publicité et promotion de ses produits en Chine. Ses marques bénéficient donc d’une réputation importante sur ce territoire et, à ce titre, font souvent l’objet de contrefaçons. Ainsi, en 2015, la société 3M avait déjà gagné un procès en contrefaçon contre le déposant de la marque « 3N » et obtenu des dommages-intérêts d’un montant de 3,5 millions de RMB.

En 2013, elle a procédé au dépôt de sa marque «3M», en classe 11 en désignant les produits « installations pour la purification de l’eau», qui a été enregistrée le 28 décembre 2013.

La même année, Qingyu MAO, un individu chinois, a déposé une demande d’enregistrement de la marque «了M» et obtenu son enregistrement le 14 janvier 2015. Les produits désignés sont similaires à ceux de la marque «3M». A noter, le terme « 了 » est un caractère chinois qui se prononce « le » ou « liao » et qui, utilisé seul, n’a pas de signification particulière. On peut en déduire qu’il a été choisi par le déposant chinois uniquement en raison de son apparence proche du chiffre « 3 ».

 

transformation de marque
la marque « 3M » nº6430799

transformation de marquela marque «了M » nº12838880

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Comment protéger un “show” TV bien connu – le cas “The Voice of China”

Le célèbre télé-crochet musical « The Voice », fort de son succès en Asie, a fait l’objet d’une bataille juridique en Chine. C’est sur la base du droit des marques que l’exploitation du nom « The Voice of China », par des personnes qui n’y étaient plus autorisées, a pu être stoppée. Un exemple illustrant la protection d’un format télévisuel.

The Voice China
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Concurrence déloyale en Chine, que retenir des modifications de loi ?

Des modifications sont intervenues début 2018 concernant la concurrence déloyale en Chine, notamment sur la concurrence déloyale sur internet, le calcul des dommages et intérêts, la loi sur le secret de fabrique, la publicité mensongère, etc.

concurrence déloyale en Chine, que retenir des modifications de loi ?
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Le 4 novembre 2017, le comité permanent de l’Assemblée Populaire Nationale chinoise a adopté les amendements proposés à la loi chinoise sur le droit de la concurrence déloyale datant de 1993. Les amendements apportés à la loi ont pour objectif de répondre aux besoins d’adaptation des dispositions législatives au développement du marché chinois, ces dispositions n’ayant jusqu’alors jamais fait l’objet de modifications. Nous vous proposons de revenir sur ces changements du droit de la concurrence déloyale en Chine, qui sont entrés en vigueur le 1er janvier 2018.

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